Conférence Mondiale du Journalisme d’Investigation à Kiev

La 7ème Conférence Mondiale du Journalisme d’Investigation (GIJC) 2011 aura lieu à Kiev en Ukraine en octobre. La conférence commencera le matin jeudi le 13.octobre et finira le 16. octobre.

La conférence va réunir environ 500 des meilleurs journalistes d’investigation internationaux et des conférenciers de 50 pays. En 2010 la conférence a eu lieu à Genève. C’est la première fois qu’elle se tiendra en Europe de l’Est.

L’objectif de ces conférences est de consacrer quatre jours à échanger de manière pratique et réaliste, expériences professionnelles, contacts, techniques et projets entre journalistes d’investigation du monde entier. Les conférences sont articulées autour d’une soixantaine d’ateliers, de conférences en plenum et de séminaires qui se poursuivent dans un lieu unique. Chaque soir, des rencontres informelles sont organisées qui permettent aux participants de renforcer leurs échanges.

Pour plus d’informations sur la conférence à Kiev, veuillez aller sur http://gijc2011.org/

L’organisateur de la conférence cette année est le comité de Scoop. Le projet Scoop a pour objectif de promouvoir le journalisme d’investigation en Europe de l’Est et a été en cours depuis 2003 (http://i-scoop.org/)

 

 

Conférence de FAIR à Cotonou

Le Forum for African Investigative reporters (Fair) a organisé à Cotonou au Bénin du 30 au 31 Août 2010, une conférence régionale de formation en journalisme d’investigation. La rencontre a regroupé 25 participants venus des pays de l’Afrique de l’ouest.

Pendant 48 heures le Forum for African Investigative reporters (Fair) a entretenu les journalistes venus du Bénin, du Ghana, du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Togo et autres sur «Le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest: Défis et obstacles». C’était une rencontre d’échanges d’expériences surtout entre des professionnels qui s’adonnent à l’investigation régulièrement et ceux qui sont à leur début ou qui n’ont pas réalisé de grandes investigations.

Prenant la parole à l’ouverture de la conférence, le Premier Vice Président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la Communication (Haac), Monsieur Edouard Loko a félicité les responsables de l’association pour le choix du Bénin. Pour lui, il est important de nos jours de s’investir dans le journalisme d’investigation qui apporte plus d’informations aux lecteurs auditeurs et téléspectateurs. C’est donc une démarche à encourager. Après le cérémonial d’ouverture conduit par le Secrétaire général de FAIR, Monsieur Gérard Guèdègbé, l’telier a démarré par un premier message.

C’est le Directeur de publication du quotidien Nigérian Daily Trust, lauréat du Prix Editors’ Courage 2009 Monsieur Theophilus Abbah qui a lancé les échanges à travers une intervention sur le journalisme d’investigation. Il en a cité les avantages et quelques difficultés que l’on peut rencontrer. Mais les difficultés ne doivent pas empêcher le journaliste de rechercher l’information.

Un premier panel s’en est suivi sur le thème: Comment le journalisme d’investigation sert-il l’intérêt public et comment il parvient au public ? Le cas de la Radio Africa 21 qui combine les informations du siteweb, la radio et le téléphone mobile a été développé. C’est selon l’intervenant Monsieur Eric Mwamba, une révolution pour rapprocher l’information en ligne du public. Il a surtout exposé le projet de journalisme d’investigation sur le trafic humain dans le football en 2009. Cela vise aussi à amener les populations à choisir l’angle du traitement de l’information qui satisfait leur attente. On leur demande ce dont elles veulent qu’on parle et comment elles le veulent.

La technique d’infiltration dans le journalisme d’investigation à la télévision au Ghana en 2009 a été présentée par Monsieur Anas. Le journalisme d’investigation en radio au Liberia aussi a été exposé. Dans l’après midi, un deuxième panel a permis de discuter de plusieurs sujets. Il y a eu d’abord le Schéma de la pyramide de Ponzi, où, l’affaire de placement illégal d’argent dans l’association Icc-Services au Bénin a été exposée. Les panélistes ont exposé comment l’information a été révélée par la presse qui au départ aussi n’avait rien soupçonné pendant des années. Les panélistes étaient le directeur du groupe de presse Fraternité au Bénin, Monsieur Malick Séibou Gomina et le directeur de publication du quotidien le progrès M. Ludovic Agbadja.

Ensuite, une discussion a eu lieu sur la corruption dans le football en Afrique de l’Ouest avec Chief Bisong Etahoben du Cameroun, Eric Mwamba de la côte d’Ivoire et Olukayodé du Nigeria. L’autre sujet a été les contrebandiers, les prostitués, les producteurs de dague, les rebelles et les gros lobbies financiers. Il s’agit d’une investigation transnationale en Afrique de l’Ouest réalisée par les journalistes béninois Christophe Assogba, Kokouvi Eklou et le journaliste nigérian Theophilus Abbah.

Enfin, l’investigation sur les déchets toxiques du Probo coala par le journaliste ivoirien Edouard Gonto de l’Intelligent et l’investigation sur : Dans le tréfonds des réalités traditionnelles de l’Afrique du journaliste béninois Gérard Guèdègbé ont été exposées.

Les cinq éléments du journalisme d’investigation

Une session de formation sur les manuels du journalisme d’investigation a aussi été conduite par Monsieur Charles Rukuni. Il a montré ce qu’est le journalisme d’investigation qui selon lui tient sur cinq éléments à savoir: l’idée, la collecte de l’information, l’organisation du travail, la première écriture du texte et la réécriture de l’article de presse. Il a aussi présenté les erreurs habituelles que commettent les journalistes sur le plan de l’investigation. Un film a été présenté sur le Congo en 4 actes pour égailler les participants dans la soirée du premier jour. La deuxième journée a été consacrée à la recherche assistée par ordinateur, les médias sociaux et le réseautage. C’est Monsieur Justin Arenstein qui s’en est chargé pour montrer les différents sites sur lesquels on peut avoir des informations. Il a aussi conseillé d’adopter des sites d’hébergement comme Twitter, Facebook et autres pour avoir des informations et pour échanger avec le monde.

A la fin de la conférence les organisateurs ont donné la parole au Représentant de l’Ujao (Union des journalistes de l’Afrique de l’ouest) et au Coordonnateur national de PAIR. Le premier, Monsieur Chamzu Maigari a présenté l’association et exposé l’organisation d’un concours en instance lancé par l’Ujao.

Le coordonnateur National de PAIR au Bénin, Monsieur Guy Constant Ehoumi a précisé que le Programme pour le reportage du journalisme d’enquête en Afrique (PAIR) est pour faciliter le journalisme d’enquête au Bénin au Ghana, en Côte d’Ivoire et Burkina Faso. Il a rappelé qu’une formation a déjà été organisée l’année dernière à Cotonou et qu’en plus un concours a été lancé pour sélectionner des projets que PAIR peut financer. Deux projets de journalistes Béninois ont d’ailleurs été sélectionnés et les moyens leur sont déjà donnés pour les réaliser a précisé le coordonnateur. Il a aussi invité les participants à s’investir pour le journalisme d’investigation pour pouvoir présenter à l’avenir de bons projets.

Les organisateurs de FAIR ont souhaité qu’une collaboration soit établie à l’avenir puisque toutes les organisations interviennent dans le même domaine. La conférence s’est achevée avec une rencontre à huis clos des membres de FAIR.

Guy Constant Ehoumi

Coordonnateur National PAIR/Bénin