Trafic de carburant au Nigéria, au Bénin et au Togo – un commerce illicite qui résiste à tout

Au Nigéria, environ 150 000 barils de pétrole sont pillés quotidiennement sur une production journalière estimée à deux millions de barils, pour nourrir le trafic illicite vers le Bénin et le Togo. Les autorités de ces trois pays prennent des mesures pour enrayer le phénomène, mais en vain. Le commerce de l’essence dans l’informel semble résister à toutes les thérapies et continue, avec force, et avec son lot de conséquences : incendies, pertes en vies humaines, profits et bavures des forces de sécurité et de lutte, pertes pour l’économie nationale, pollution de l’environnement, etc.

Enquête transnationale réalisée par Brice HOUSSOU (Bénin), Jean-Baptiste ATTISSO (Togo) et Daouda  ALIYOU (Nigeria).

Publié 6. janvier 2013 sur le blog: Nigeria Infos.

Publiée 8. janvier 2013 dans FRATERNITE, Bénin.

Publiée 08 janvier 2013 dans L’Indépendant Express, Togo.

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Pirates en déroute

Ces trois dernières années, les côtes béninoises connaissent des phénomènes peu ordinaires. Il s’agit des actes de piraterie et de vols à mains armées. Des navires sont attaqués, des objets de valeurs emportés et surtout des produits pétroliers siphonnés.

L’année 2011 aura été celle de la recrudescence du phénomène, où une vingtaine d’attaques a été enregistrée. Les côtes béninoises ont été alors déclarées zone à risque par l’organisation maritime internationale. L’impact des attaques des navires n’est plus à démontrer. Ainsi, les assureurs ont multiplié par deux leurs cotations, le tonnage au port de Cotonou a baissé puisqu’on est passé d’un  chiffre annuel de sept millions enregistré auparavant à moins de six millions en 2011 soit  une perte de recettes douanières de l’ordre de 81 millions de dollars. A tout ceci, il faut aussi ajouter la déviation du trafic pour la côte la plus en sécurité.

Par Jean – Paul IBIKOUNLE.

Diffusé 5. janvier 2013 à 10h15 sur Radio Bénin.

Ecouter l’émission Pirates en déroute.

Prolifération des églises évangéliques au Bénin – quand la guerre des intérêts sacrifie la foi

Il n’existe presque plus de quartier de ville ou de village qui n’abrite ne serait-ce qu’une église particulièrement évangélique au Bénin. La prolifération de ces milieux de culte évangélique est devenue une réalité pour laquelle une investigation dans les villes de Cotonou et de Ouidah au Sud-Bénin révèle un phénomène de culte devenu le refuge et le fonds de commerce de gens à la quête du gain facile.

Par Norbert HOUESSOU.

Publié 28. décembre 2012 dans le LE  TELEGRAMME.

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Les réformes de l’administration locale mises en cause

Hausse des tarifs des transports interurbains au Bénin. Les réformes impulsées dans la ville de Bohicon dans le transport interurbain obligent les passagers pour leur sécurité à se rendre sur une gare routière pour voyager. Conséquence de la démission de l’État, ces réorganisations qui s’exportent dans d’autres communes, entraînent une revue à la hausse des tarifs du voyage.

Par Jacques Manassé.

Publié 27 novembre 2012 dans Nouvelle Expression.

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Présumés Coupables

Cette investigation met en lumière le phénomène de détention préventive abusive au Bénin. Il s’agit d’un coup de projecteur sur l’univers carcéral béninois, peuplé à 70% de personnes en situation de détention provisoire. Dans une première partie consacrée au constat du phénomène, des prisonniers non encore jugés ainsi que d’autres qui ont eu à faire la prison pendant des années avant d’être relaxés purement et simplement s’expriment. Avocat, Procureur de la République et activistes des droits de l’homme expliquent les raisons qui justifient selon eux la situation.

La seconde partie du magazine est consacrée aux pistes de solutions. Les spécialistes proposent donc entre autres :

La possibilité de poursuivre sans mandat de dépôt pour les délits mineurs ; La relaxation des personnes poursuivies pour des délits mineurs et qui ont déjà été détenues pour une durée supérieure à la peine maximale encourue ; La promulgation et l’application du nouveau code de procédure pénale récemment adopté à l’assemblée nationale ; La possibilité d’intenter des procès à l’Etat béninois en cas de détention abusive.

Par Carmen Toudonou.

Diffusé sur la radio nationale Ortb le 21 septembre 2012 à 9h 30.

Ecouter l’émission Présumés Coupables.

 

Lutte contre les violences faites aux femmes – Quand loi et tradition chassent à Ouidah

La tradition au Bénin est accusée d’être un terrain favorable aux violences faites aux femmes. La loi  n°2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes, votée par l’Assemblée nationale, le 27 septembre 2011 et promulguée par le président de la République en janvier 2012, prévoit des dispositions punissant les auteurs de tels sévices.

Dans la commune de Ouidah, les gardiens du temple expliquent les valeurs traditionnelles qui permettent de réfuter toutes ces accusations.

Par Marie-Louise BIDIAS MATCHOUDO.

Publié 14 septembre 2012 dans Le Matin.

Lire l’article dans Le Matin en PDF: Quand la loi et traduction chassent à Ouidah.

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Carrieres de sable à Abomey-Calavi – Un calvaire pour les populations

Situé au nord de Cotonou, Abomey-Calavi  est la commune la plus vaste du département de l’Atlantique. D’une superficie de 650km², elle compte 70 villages et 500 milles habitants venus d’horizons divers. Dans cette ville il existe  plusieurs carrières d’extraction de sable continental dont les superficies varient de 5 à 20 hectares.

Ces sites ont vu le jour en 2010 suite à l’interdiction du prélèvement du sable marin par le gouvernement béninois dans sa volonté de lutter contre l’érosion côtière. S’appuyant sur une étude  d’impact environnemental complète réalisée par l’Agence Béninoise pour l’Environnement en liaison avec le ministère des mines  le gouvernement a autorisé l’extraction du sable lagunaire dans les zones de moindre impact comme Abomey- Calavi pour soulager les consommateurs en attente. C’est ce qui justifie la prolifération des carrières d’extraction de sable dans la commune d’Abomey-Calavi. Au nombre de ceux-ci ont peut citer  les sites des quartiers  Dèkoungbé, Agassa-godomey, Akogbato, et Togbin-Daxo.

Pour la mairie et les 9 promoteurs que compte la commune les affaires sont florissantes. Ils gagneraient environ 8 000 000 FCFA par jour soit environ 2000 dollars US. La population quant à elle, est confrontée à des problèmes d’ordre environnemental. Il s’agit entre autres de l’état très dégradée des voies d’accès aux sites, les risques d’accident, les risques de maladie du fait des pollutions atmosphérique et sonore, et les inondations. La flore et la faune n’en sont pas épargnés.

Par Juliette Mitonhoun.

Diffusé sur Radio Azerkè le 31 août 2012.

Ecouter l’émmission Carrieres de sable à Abomey-Calavi – Un calvaire pour les populations.

 

Quand la ferraille prend de la valeur

Une enquête au cœur d’une activité qui se développe depuis environ dix ans au Bénin: Le commerce de la ferraille. Des morceaux de ferrailles sont collectés dans toutes les contrées du Bénin et exportés vers les pays asiatiques. Cette enquête révéle qu’il s’agit d’une activité qui règle le problème de la pollution esthétique des villes béninoises et qui occupe beaucoup de jeunes créant ainsi des emplois. Ces jeunes malheureusement sont très exposés parce que les mesures sécuritaires sur les sites de regroupement ne sont pas prises.

Les conséquences environnementales de cette activité ne sont pas du tout à négliger. Au vu des dispositions réglementaires en effet, l’entreposage de ces types de matériaux est interdit sur les terrains clos ou non. Ce qui pourtant n’est pas respecté. Il arrive que des objets radioactifs se retrouvent dans le lot alors que le Bénin n’a pas le dispositif nécessaire pour les traiter. Malgré tout ceci, ce secteur pourrait mieux profiter au Bénin. Si la courbe des exportations est ascendante, l’Etat ne prélève que les taxes d’exportation. On pourrait organiser le secteur sur la base d’une étude bien déterminée de façon à cibler les acteurs du secteur, les problèmes, les avantages  et les perspectives. L’enquête permet aussi de constater que toute la ferraille collectée au Bénin est exportée. Or, on pourrait avoir des industries pour les transformer et ainsi créer la richesse et les emplois au Bénin.

Par Jean Paul Ibikunlé.

Diffusé 21. août 2012 à 11h 05 sur la Radio Nationale Ortb.

Ecouter l’émission Quand la ferraille prend de la valeur.

Prolifération des centres de formation sportive

Laxisme, amateurisme et crise fédérale font des dégâts.

Au Bénin, les centres de formation sportive naissent comme des champignons. Loin des normes requises et avec le laxisme de la puissance publique, la plupart exercent dans un désordre et un flou total. La fermeture du Cifas et ses conséquences psycho-sociales illustrent bien le désastre.

Par Pascal Hounkpatin

Publié le 14 août 2012 dans La Presse du Jour.

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