Les barrières limitent les aspirations d’échanges commerciaux de la CEDEAO

Des barrières routières installées au hasard, corruption enracinée, et des tarifs gonflés le long du corridor Ghana-Togo-Benin-Nigeria freinent sérieusement la réalisation du Système de libéralisation des échanges de la CEDEAO ((ETLS/SLEC) et portent un coup dur au commerce inter-états dans la sous-région.

Par Michael Thompson, Wisdom Johnny-Nuekpe, & Vanessa Obioha Onyinye.

Publié 21 juillet 2012 dans The Globe et www.citifmonline.com

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Lire l’article en anglais Barriers limit trade aspiration of ECOWAS.

Réseau régional de la contrebande démasqué

Resumé: La contrebande endémique de produits textiles piratés à travers les frontières Ghana-Togo-Bénin et a un effet négatif rapide sur les fabricants de produits textiles de la sous-région. Des investigations menées aux frontières Ghana-Togo-Benin ont révélé que ce commerce est en plein essor et ne montre aucun signe de ralentir.

Tandis qu’à la frontière Togo-Benin, les contrebandiers sont normalement de connivence avec les fonctionnaires de la douane et paient un pot-de vin par tissu passé en contrebande, des groupes bien organisés assurent le commerce à la frontière Togo-Ghana.

Nombreuses sont les brèches, dénommées “passes” par les contrebandiers, qui ont été opérées le long de la clôture de fil de fer qui sépare le Ghana et le Togo pour servir de voies de contrebande pour les produits textiles et autres marchandises rentrant au Ghana.

La vente de produits textiles piratés est devenue le fardeau de l’industrie textile au Ghana. Sur plus de 40 maisons ayant embauché plus de 25,000 salariés dans les années 1970, le pays ne compte actuellement que 4 usines de textile avec moins de 4,000 personnes.

Des opérateurs économiques dans la capitale togolaise, Lomé, importent de la Chine des quantités importantes de produits textiles piratés. Ces importateurs ont des marchés sûrs au Ghana et dans d’autres pays de la sous-région. Des commerçants ghanéens vont même jusqu’à passer des commandes pour des quantités spécifiques à importer en leur nom via le Togo.

Le Ghana et le Nigeria ont mis en place un groupe d’action pour veiller à ce que les auteurs de ces activités néfastes soient punis, et détruire de temps en temps sous l’œil du public les produits textiles piratés afin de décourager ce commerce.

Toutefois, le commerce est encouragé de façon subtile par des agents de sécurité à Lomé et au Bénin par leur manqué d’action permanent.

Par Par Dominick Andoh (Ghana) et Prince Elolo (Bénin).

Publié 4. juillet 2012 et 31. juillet 2012 dans Business & Financial Times et sur www.thebftonlone.com

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Lire l’article en anglais Regional smuggling network uncovered

L’excision clandestine résiste aux efforts

L’Etat béninois s’est engagé légalement depuis 2003 contre les mutilations génitales féminines (Mgf) connues sous le nom de l’excision. Dans cette logique, le Parlement a voté et le président de la République d’alors, le Général Mathieu Kérékou a promulgué le 03 mars 2003, la loi portant répression de la pratique des mutilations génitales féminines. Plus de 9 ans après la promulgation de cette loi, ces pratiques rétrogrades ont encore cours dans certaines régions de l’Atacora, où on note quelques poches isolées de résistance.

Par Jean-Claude Kouagou

Publiée 28 juin 2012 dans Le Matinal

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Les conséquences de la gratuité des enseignements maternel et primaire au Bénin

A l’annonce de la gratuité des enseignements maternel et primaire quelques semaines après la rentrée scolaire de 2006-2007 au Bénin par le chef de l’état, le président Boni Yayi, s’est déclenché un tumulte. Enseignants, directeurs d’établissement et parents d’élèves se sont démenés pour trouver les pupitre, crayons et manuels scolaire pour les écoliers supplémentaires. Quelques années après la prise de cette mesure, le constat est amer. Effectifs pléthoriques dans les salles de classes, infrastructures scolaires insuffisantes, manque d’enseignants qualifiés pour encadrer les élèves. Tout ceci n’est pas resté sans avoir eu des effets négatifs sur le niveau d’instruction des enfants.

Par Bruno Sewade

Publiée 11 avril 2012 dans La Nation

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Les misérables des foyers polygames

Au Bénin, la polygamie est illégale. Mais, cela n’empêche pas de rencontrer dans presque tous les villages des foyers polygames. Malgré la loi, le phénomène persiste comme un fait sociologique important et a des conséquences néfastes sur la vie des femmes et des enfants qui ne sont que des victimes abandonnées à leurs sorts.

Par Geoffroy Wusa

Publiés 8 novembre 2011 dans La Tribune de la capitale.

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Engrais et pesticides au Bénin et au Burkina Faso – Le lourd tribut de la filière coton

Les produits chimiques, même prohibés, destinés à l’usage dans la culture du coton sont
utilisés à d’autres fins et provoquent des conséquences allant jusqu’à la mort. Les
mauvaises manipulations d’engrais et de pesticides entraînent un lourd tribut payé par
tous, notamment les producteurs de coton ainsi que les autres agriculteurs, éleveurs,
pêcheurs de leur voisinage. La faune, la flore ainsi que les ressources en eau en pâtissent.

Par Aubin R. Towanou avec collaboration du journaliste burkinabé Abdou Razak Napon.

Publiée 31 octobre 2011 dans L’Informateur.

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L’eau du robinet est-elle toxique à Parakou?

L’enquête s’ouvre sur des éléments d’archives datant de 2008 montrant la qualité inquiétante de l’eau sortant des robinets à Parakou. L’eau présentait une couleur rouille avec souvent des particules au fond des verres. Les explications fournies par le Directeur Régional de la SONEB se veulent rassurantes. Cette teinte serait due à une forte concentration du manganèse en 1999 sur le fleuve Okpara qui abrite le barrage d’où la SONEB approvisionne la ville de Parakou.
A ce jour, la teinte n’a pas encore complètement disparue et les inquiétudes des consommateurs demeurent. Nous nous sommes alors rendu dans un des plus grands quartiers de la ville de Parakou où, pour n’avoir pas apprécié le goût et l’odeur de d’eau de javel qui sortait du robinet, une famille a pris la décision de stocker l’eau de pluie et de s’en servir pendant une semaine, espérant que l’eau de la SONEB s’assainirait pendant ce temps. Or, d’après le technicien chargé de traiter l’eau de la SONEB, l’odeur de l’eau de javel n’est que le signe de la potabilité de l’eau.

Par Gaston Yamaro

Diffusion :
Radio ARZEKE FM : vendredi 18 février 2011 à 10h et 17h
Samedi 19 février 2011 à 11h

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Ecouter l’émmission Partie 1 et Partie 2

« Sinminti » ou la misère et la désillusion des Hollis

La mise en valeur du gisement de calcaire d’Onigbolo au Benin dans les années quatre vingt fut perçue par les populations hollis de cette région comme une manne une occasion pour sortir le village d’Onigbolo du sous-développement. Vingt ans après, l’industrialisation a apporté certes un changement dans les us et coutumes, mais l’autre face cachée de l’iceberg révèle que cette industrialisation est la dégradation de l’environnement par la destruction des aires culturales, la pollution de l’air et une injustice grandeur nature en ce qui concerne les redevances versées aux populations en contrepartie de l’exploitation de ce gisement de calcaire.

Par Philippe Adéniyi publié dans le quotidien La Presse du Jour vendredi 11 février 2011 et dans l’Impartial Ilèma le 17. février 2011.

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Lire l’article en anglais The lime stone deposit -The misery of the Holli people