Le chocolat du Fairtrade – une arnaque

Les images d’heureux paysans africains sur le chocolat Fairtrade qu’achètent les consommateurs à l’Occident ont pour finalité de faire croire aux consommateurs que les grands sourires résultent du vrai commerce équitable: appui et meilleur revenue. Cependant, cette impression est fausse. L’exploitation au sein de l’industrie du cacao en Afrique de l’Ouest se poursuit, seulement avec un nouvel acteur en vedette: le commerce équitable même, qui bénéficie de la marge supplémentaire que consentent les consommateurs sympathiques. Le label Fairetrade (délivré par Flot-Cert, société sœur de Fairtrade même), qui a été salué il y a 20 ans comme une institution novatrice qui devraient apporter des améliorations à la vie des paysans dans l’industrie cacaoyère de l’Afrique de l’Ouest, n’a pas été à la hauteur de ses promesses.

Dans une investigation transnationale qui a duré six mois,  des journalistes de la Côte d’Ivoire, du Ghana,  du Cameroun, du Nigeria et des Pays Bas ont mené une investigation sur les soi-disant avantages qui reviennent aux cacaoculteurs en Afrique de l’Ouest à cause de l’étiquette Fairtrade.

Leurs conclusions: tandis que le consommateur du chocolat à l’Occident paie une prime pour le chocolat “honnête”, ces avantages n’apportent que peu ou rien du tout à l’amélioration de la vie des cacaoculteurs. Dans certains cas, étant donné la dominance croissante des coopératives du commerce équitable, la situation des paysans est devenue pire qu’avant. Le dossier entier est intitulé  «Le chocolat du Fairtrade : une arnaque ». Ce projet a été conduit par le Forum des Journalistes d’investigation africains (FAIR) et financé en partie par le Programme africain du journalisme d’investigation (PAIR).

Par Selay Kouassi (Côte d’Ivoire), Chief Bisong Etahoben (Cameroun), Benjamin Tetteh (Ghana), Aniefiok Udonquak (Nigeria), Bjinse Dankert et Janneke Donkerlo (Netherlands), Charles Rukuni (chef de l’équipe), Evelyn Groenink (rédactrice).

Novembre 14, 2012.

Lire l’investigation en anglais (PDF): The FAIRTRADE chocolate rip-off.

La porte de sortie des anciens footballeurs?

Ils sont de plus en plus nombreux, les footballeurs ivoiriens qui, une fois leur carrière achevée, ne quittent vraiment pas le monde du football. Si certains avec diverses fortunes tentent leurs chanches sur le bane comme entraineurs d’équipes de première et de deuxième division ou encadreurs d’équipes de jeunes, d’autres choisissent carrément de monter des clubs, des centre de formation ou des écoles de football. Pourqoui les anciens footbaleurs s’investissent-ils tant dans le football de jeunes de plus en plus une fois leurs carrière terminée?

Par Coulibaly D. Seydou

Publié le 13. novembre 2012 dans SUPERSPORT

Lire l’article La porte de sortie des anciens footballeurs.

Quand la quête de l’or conduit à la mort

Côte d’Ivoire: Guidés par le souci de faire fortune, des milliers de ressortissants de la sous-région ouest-africaine convergent en masse chaque jour vers la frontière ivoiro-malienne à la recherche de l’or. Mais, l’aventure de ces « clandestins » n’est pas toujours fructueuse. Beaucoup retournent bredouille tandis que des malchanceux y laissent la peau dans des éboulements. Le Patriote est allé au coeur de l’orpaillage.

Par COULIBALY Zoumana

Publié le 22 september 2012 dans Le Patriote. Lire l’article Quand la quête de l’or conduit à la mort

Lucarne sur les faux résultats livrés aux patients

Côte d’Ivoire: En lieu et place de ‘’service rendu’’ pour amener tout médecin clinicien à affirmer exactement et sans ambigüité le diagnostic d’une pathologie et déclencher le processus de traitement approprié, les examens biologiques et radiographiques sont, pour la plus part des cas, devenus des ‘’cadeaux empoisonnés’’. La raison : les 2/3 des résultats sortis des laboratoires d’analyses médicales comportent des erreurs. Et rendent ainsi incorrects le diagnostic clinique. Tout en livrant à la mort, dans le silence, des milliers de patients.

Par Tié Traoré

Publié 13 septembre 2012 dans L’Intelligent d’Abidjan.

Lire l’article Lucarne sur les morts et condamnés à mort des faux positifs et des faux négatifs.

Ce que sont devenues les armes de guerre de Gbagbo

Côte d’Ivoire: Dans la préparation fébrile de la guerre, des tonnes d’armes et de munitions ont été entreposées par les forces belligérantes un peu partout sur l’étendue du territoire dans des conditions déplorables. Exposées à la chaleur et au manque d’entretien, ces engins de mort menacent dangereusement la sécurité des populations, et singulièrement, les riverains qui vivent aux alentours des camps et casernes militaires…

Par Jean-Roche Kouamé

Publié 25 juin 2012 dans l’Expression.

Lire Ce que sont devenues les armes de guerre de Gbagbo

Vie des réfugiés ivoiriens au Mali

Dans la psychose des combats et des représailles, ils ont fui le pays dès les premières heures de la crise militaro-politique. Nombre d’entre eux se trouvent encore, aujourd’hui sur le territoire malien après plus de sept ans pour une raison ou une autre. Des femmes livrées à elles-mêmes dans ces conditions s’adonnent à la prostitution. Retour sur la vie controversée de certains de ces compatriotes.

Une investigation en deux parties par Coulibaly Zoumana, publiée le 23.-24. septembre 2010 dans Le Jour.

Lire Des femmes medient et se prostituent and De Bougouni à Faragouaran: Sur les traces des infortunes

Un cercle fermé où règnent copinage, chantage et surfacturation

Dans la lutte contre le Vih/Sida en Côte d’Ivoire, les acteurs sur le terrain rencontrent des fortunes diverses. Des malades grognent et des ruptures de médicaments sont constatées par moment. Et selon des acteurs du milieu associatif de la lutte contre cette pandémie, les fonds seraient distribués par affinité et les financements surfacturés par des  structures en charge de l’attribution et de la supervision des fonds alloués aux projets de lutte. Lors de cette  enquête  réalisée  dans trois départements de la Côte d’Ivoire, le journaliste essaye de pénétrer ce milieu où tout semble tabou.

Par Assassé William

Publié le 22. et le 23 septembre 2010 dans Le Mandat.

Lire La lutte contre le Sida – Un cercle fermé où règne copinage, chantage et surfacturation

Chemin de fer Abidjan Ouagadougou

Voyage au cœur du train de la débrouille

Après un arrêt suite au coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, le train siffle à nouveau entre Abidjan et Ouagadougou. Tous les mardis, jeudis et samedis, ce sont des milliers de passagers et des tonnes de marchandises qui transitent entre les deux Etats. Toutefois, les trains Gazelle, Belier qui roulaient à une vitesse de 160 km/h sont de vieux souvenir. L’âge d’or du rail semble être révolu.  Il faut désormais plus de deux jours pour rallier les deux capitales sur des rails qui menacent de rompre à tout moment. L’âge et la vétusté  du matériel incitent à penser qu’il s’agit d’une véritable prouesse dans la débrouille. Une semaine sur les rails Abidjan Ouagadougou.

Par Abou Traoré

Publié le 21. septembre 2010 dans Le Jour

Lire Chemin de fer Abidjan-Ouagadougou

Les salaires de misères des sportifs ivoiriens

Question à un sou. Combien touchent les sportifs ivoiriens? Les langues se délient peu et le sujet est tabou. Si les professionnels ivoiriens qui évoluent dans les championnats européens voient les montants de leurs contrats de signature, de primes de match et autres affichés par les médias internationaux et nationaux, les sportifs locaux qui, pour la plupart, touchent des broutilles n’aiment pas parler de leurs revenus. Et du football au handball en passant
par le basket-ball et autres, les sportifs ivoiriens vivent fort la crise économique. Et si au football, les clubs continuent tant bien que mal à assurer encore des revenus mensuels, la majorité des disciplines ne se limitent qu’à des primes de signature et de victoire.

Par Coulibaly D. Seydou
Publié 16. septembre, 2010, dans Supersport.

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Parcs et réserves de Côte d’Ivoire

La Comoé, le règne des braconniers et des clandestins (1ère partie).

Classé Patrimoine Mondial par l’UNESO en 1983, le parc national de la Comoé en Côte d’Ivoire fait partie aujourd’hui des patrimoines mondiaux en péril. Pendant plus de huit ans, il a été abandonné du fait de la crise entre les mains des braconniers, des clandestins et les pilleurs. Enquête sur une richesse menacée de disparition.

Par Jean Roche Kouamé

Publié le 16. septembre 2010 dans L’Expression.

Lire La Comoé, le règne des braconniers et des clandestins.

La Marahoué. Des campements et des plantations à la place des animaux et de la flore (Suite et fin).

Blaisekro, Gbangbokouadiokro, Edmonkro, Maroc 1 et 2… Les campements ont poussé comme des champignons sur un tas de fumier. Classée patrimoine mondial par l’Unesco,la Marahoué resemble à tout sauf à un parc animalier et forestier. Le déguerpissement du site ne sera pas chose aisée.

Par Jean Roche Kouamé

Publié le 17. septembre 2010 dans L’Expression.

Lire La Marahoué. Des campements et des plantations à la place des animaux et de la flore.