Réseau régional de la contrebande démasqué

Resumé: La contrebande endémique de produits textiles piratés à travers les frontières Ghana-Togo-Bénin et a un effet négatif rapide sur les fabricants de produits textiles de la sous-région. Des investigations menées aux frontières Ghana-Togo-Benin ont révélé que ce commerce est en plein essor et ne montre aucun signe de ralentir.

Tandis qu’à la frontière Togo-Benin, les contrebandiers sont normalement de connivence avec les fonctionnaires de la douane et paient un pot-de vin par tissu passé en contrebande, des groupes bien organisés assurent le commerce à la frontière Togo-Ghana.

Nombreuses sont les brèches, dénommées “passes” par les contrebandiers, qui ont été opérées le long de la clôture de fil de fer qui sépare le Ghana et le Togo pour servir de voies de contrebande pour les produits textiles et autres marchandises rentrant au Ghana.

La vente de produits textiles piratés est devenue le fardeau de l’industrie textile au Ghana. Sur plus de 40 maisons ayant embauché plus de 25,000 salariés dans les années 1970, le pays ne compte actuellement que 4 usines de textile avec moins de 4,000 personnes.

Des opérateurs économiques dans la capitale togolaise, Lomé, importent de la Chine des quantités importantes de produits textiles piratés. Ces importateurs ont des marchés sûrs au Ghana et dans d’autres pays de la sous-région. Des commerçants ghanéens vont même jusqu’à passer des commandes pour des quantités spécifiques à importer en leur nom via le Togo.

Le Ghana et le Nigeria ont mis en place un groupe d’action pour veiller à ce que les auteurs de ces activités néfastes soient punis, et détruire de temps en temps sous l’œil du public les produits textiles piratés afin de décourager ce commerce.

Toutefois, le commerce est encouragé de façon subtile par des agents de sécurité à Lomé et au Bénin par leur manqué d’action permanent.

Par Par Dominick Andoh (Ghana) et Prince Elolo (Bénin).

Publié 4. juillet 2012 et 31. juillet 2012 dans Business & Financial Times et sur www.thebftonlone.com

Lire l’article en français Réseau régional de la contrebande démasqué

Lire l’article en anglais Regional smuggling network uncovered

Du louche à l’Assemblée de l’Ouest Dangme…. il manque GH ¢145, 237

Ghana: Une enquête révéle qu’en 2009 plus de GH¢145,237 avait été retiré du compte de l’Assemblée de District de l’Ouest Dangme (DWDA) par des inconnus. Cet argent avait été retiré sur trois comptes différents de l’Assemblée auprès de la  Shai Rural Bank Limited.

Les numéros de compte sont le Fonds de Développement du District (DDF) -1000000003362, Compte de Fonds Générés en Interne (IGF) – 1000000001869, et le Compte de Fonds Généré en Interne (IGF) – 1000000003395. Les retraits de fonds ont été faits le 10 août et le 23 décembre 2009.

Le Directeur chargé de la coordination du district (DCD) a lui aussi retiré  GH¢11,210 du compte pour le développement du district. Le DCD a effectué trios retraits de fonds différents le 18 novembre, (GH¢166.00), le 17 décembre (GH¢444.00) et le 23 décembre, (GH¢10,600.00).

Egalement le 3 août et le 18 décembre, des contrôles ont révélé qu’un montant de  GH¢66,396.22 avait été retiré du compte de la DWDA.

Le  DCD a, en plus, retiré la somme de  GH¢4,700.5 du compte de la DWDA et les documents montre que le DCD a, au cours de la période en examen, retiré 16 de l’argent de l’argent de ce compte.

Des enquêtes approfondies on indiqué qu’entre le  4 août 2009 et le 23 décembre 2009, un montant de  GH¢37,511.99 a été enlevé du compte de  la DWDA –ce qui fait 58 retraits. Le DCD a encore retiré GH¢4,727 de ce compte.

Outre le fait de  réduire les comptes de l’Assemblée, les investigations ont revelé que plusieurs projets et programmes ont été approuvés par l’Administrateur Chef du district (DCE), M. Emmanuel Anyemi Oddei Lartey et le Directeur chargé de la Coordination du district (DCD), M. Emmanuel Nortey sans le consentement du Comité d’adjudication des contrats du District (DTC).

Par Fred Sarpong

Publié 27 juin 2012 dans The Heritage

Lire l’article en anglais Rot at Dangme West Assembly

Ghana: Un homme donne de l’abri aux malades mentaux

Résumé par Karimatu Anas

Le docteur David Abdulai s’est donné le devoir de fournir trois bons repas par jour aux malades mentaux dans la région du Nord du Ghana. En plus de cela, il nourrit également environ 130 patients par jour, donne de la nourriture et des vêtements d’occasion à des lépreux et se rend dans les prisons chaque vendredi pour apporter de l’aide  à 23 prisonniers mal nourris. Parmi ses autres œuvres, des interventions chirurgicales sur ceux qui on l’hernie dans la région du nord. Voilà ce qui a été révélé, quand je me suis rendue dans certains hôpitaux de la région du nord pour nous renseigner sur le fonctionnement et la situation du service de la psychiatrie dans la région. Cela fait 20 ans que le Dr. Abdulai est à l’œuvre. Dans une interview qu’il nous a accordée, il a expliqué son action par un besoin fondamental humain qui est lié à son passé. Dans son témoignage, il a révélé qu’il était le seul survivant sur onze enfants, les dix autres ayant péri pour cause de troubles liés à la pauvreté tels que la malnutrition et l’anémie.

“Lorsque je grandissais, j’ai constaté que dans cette région du Nord, un groupe de gens dont on se préoccupe peu sont les malades mentaux, a-t-il fait noter. Il a compris que les maladies mentaux sont les indésirables dans la société qui ne peuvent pas s’occuper d’eux-mêmes. Il s’est donc décidé à combler leurs besoins fondamentaux humains que sont l’alimentation, l’eau et l’abri.

Par Karimatu Anas

Publié 14 juin 2012 et 15 juin 2012 The Heritage, Ghanaweb et MordernGhana

Lire l’article en anglais Man helps house mentally ill persons

La crise de l’eau à Adukrom

Des années durant, les populations d’Akuapim dans la Région de l’Est connaissent une crise d’eau qui parait interminable. La pénurie d’eau sur la chaîne d’Akuapim a contraint les habitants à avoir recours à toutes sortes de moyens pour s’approvisionner en eau.

A Adukrom, à Akuapim, les habitants dépendent de l’eau remplie de milliers de têtards pour leurs activités quotidiennes.

Au plus fort de la pénurie d’eau, les habitants font des kilomètres à pied à la recherche de l’eau. Il existe plusieurs cours d’eau à Adukrom.

L’un d’eux est le ruisseau qui traverse Adukrom Mpraepremu où les habitants vont chercher de l’eau pour les travaux quotidiens. Le ruisseau est présent à un demi-kilomètre seulement de la ville. Mais, hélas, il est rempli des milliers de têtards. Difficile pour la consommation humaine.

Malgré la présence de têtards dans le ruisseau, les habitants n’ont d’autres choix que d’en dépendre pour leurs travaux et parfois même pour boire. Ceux qui parviennent à aller au ruisseau bravent l’aspect malsain de l’eau et au contraire récupèrent l’eau avec les têtards. Les usagers ont adopté des moyens peu conventionnels pour purifier l’eau en la filtrant avec un morceau de tissu blanc afin de séparer les tétârds de l’eau.

Cette jeune écolière nous racompte comment elle se débrouille avec l’eau remplie de têtards en ces termes: « Je filtre l’eau avec ce morceau de tissu pour récupérer les têtards dans le tissu. Quand je fais cela j’obtiens de l’eau sans têtards, mais sans cette méthode je n’arrive pas à rentrer avec un seul seau d’eau. Ça donne la trouille, mais on fait avec, du moins pour le moment ».

Le Gouvernement est en train de faire construire des stations de pompage-relais afin d’améliorer la situation d’eau. Trop peu trop tard, toutefois. Les habitants croient qu’il faudra faire davantage pour en venir définitivement à bout de ce problème.

Par Richard Bright Addo.

Diffusé 1er juin 2012 sur NET 2 TV.

Regarder la première partie en anglais Adukrom tadpoles water crisis – part one.

Regarder la deuxième partie en anglais Adukrom tadpoles water crisis – part two.

 

La malédiction de l’or

Une investigation en deux parties par Benjamin Tetteh.

La première partie de l’investigation expose ce qui était déjà connu des habitants du village de Dumase dans la Région de l’Ouest du Ghana, mais plutôt méconnu dans les allées du pouvoir à Accra : le fait que la géante canadienne de l’industrie minière, Golden Star Resources a pollué avec impunité des cours d’eau qui pendant des décennies ont servi les besoins de ménage et autres des populations de  Dumase.

La compagnie a averti les riverains de ne pas s’approcher des cours d’eau, ayant reconnu que les eaux étaient polluées. Cependant, Golden Star a manqué d’approvisionner en quantités suffisantes d’eau les populations, ce qui a amené les femmes du village à organier des manifestations, lesquelles manifestations ont été souvent réprimées de façon brutale par la police.

L’investigation examine également d’autres impacts négatifs de l’exploitation minière sur les populations y compris la pollution par la poussière et les détonations liées aux activités minières qui laissent les bâtiments des habitants lézardés sans aucune solution. Les autorités sanitaires ont déjà sonné l’alerte sur la hausse des cas de silicose, une grave  affection su système respiratoire, pour cause des activités d’exploitation minière.

Dans la deuxième partie de l’investigation, le journaliste recherche des réponses auprès des régulateurs du secteur minier du pays, l’EPA (l’Agence de protection de l’environnement) et la Commission sur les minerais, et les deux organismes ont exprimé leur vive préoccupation face aux activités de Golden Star et ont constitué une équipe d’enquête pour investiguer l’affaire. L’équipe a depuis lors remis son rapport à la Commission, mais jusqu’à ce jour n’a pas rendu publics les détails.

Finalement, tandis que les tentatives de recasement des populations de Dumase tardent à se réaliser,  le journaliste essayé de voir un bon exemple de recasement d’une communauté par une compagnie d’exploitation minière, afin de faire la lumière sur les défis que comportent les initiatives de recasement des populations des zones d’exploitation minière au Ghana.

Par Benjamin Tetteh

Publiée 3 mai et 17 mai 2012 sur  Joy FM, LUV FM et Myjoyonline.com.

Écouter l’émission en anglais:

La malédiction de l’or – 1ère partie.

La malédiction de l’or – 2ème partie.

 

Ghana: Les pêcheurs et le pétrol

Lorsque le Ghana a découvert du pétrole en quantité commerciale, cela a été reçu avec beaucoup de réjouissance, puisque les ghanéens espéraient pour la plupart que la nation allait trouver une solution à ses problèmes. Toutefois, une année après la découverte, les populations locales dans la zone de la découverte ont dû déchanter, du fait de l’effet des opérations sur leurs moyens de subsistance.

Une investigation par Edward Amhed en deux parties.

Les associés de Jubilee nient que le pétrole va détruire la pêche

Les pêcheurs à Axim et dans d’autres localités le long des champs [pétroliers, NdT] Jubilee Fields dans la région de l’Ouest affirment qu’ils risquent de perdre leur moyens de subsistance du fait de la production du pétrole au Ghana.  A cause de la lumière sur la plateforme pétrolière les poissons se sont presque tous dirigés vers ces plateformes, mais les associés de répètent cela en disant que l’espace occupé par les plateformes est trop réduite pour retenir tous les poisons de la mer.

Difusé 1er mai 2012 sur Net2 TV.

Lire le résumé en français Les associés de Jubilee nient que le pétrole va détruire la pêche.

Regarder Jubilee partners deny oil will affect fishing occupation.

 

Les pêcheurs attribuent l’attaque de la sargasse à l’exploitation du pétrole

Les pêcheurs le long de la côte ouest de la région de l’ouest affirment que l’invasion de la sargasse dans ces derniers temps affecte leurs moyens de subsistance. Ils soupçonnent que c’est à cause de l’exploitation du pétrole. Cependant, les experts dissent que cela n’a rien à voir avec l’exploitation du pétrole.

Diffusé le 2 mai 2012 sur Net2 TV.

Lire le résumé en français Les pêcheurs attribuent l’attaque de la sargasse à l’exploitation du pétrole.

Regarder Fishermen attribute sargassum attacks to oil production.

 

 

L’écheveau de l’exploitation minière illégale au Ghana

Nombreux se demandent pourquoi l’exploitation minière illégale demeure un défi pour le Ghana. Des puissants propriétaires fonciers, des chefs locaux impuissants, des hommes politiques et la police qui ferment les yeux là-dessus font tous partie du problème.

Par Pascal Kelvin Kudiabor

Publié le 30 avril 2012 sur ghanabusinessnews.com

Lire l’article en anglais The complex web of illegal mining in Ghana

Lire le résumé francais L’exploitation minère illégale au Ghana

Le marché de la mort en plein essor

Ghana: La sécurité poreuse de la frontière encourage un commerce florissant de faux médicaments.

Résumé par Dominick Andoh

Dans le célèbre “couloir des médicaments” d’Okaishie, à  Accra, la vente de faux produits pharmaceutiques va bon train. Ce secteur est l’antre du commerce de faux médicaments. Pour l’œil non avisé,  la présence de marques de produits pharmaceutiques bien connus et éprouvé dans le monde entier peut donner toutes les apparences de la légitimité à ce commerce.

L’Office de Versification des aliments et des produits pharmaceutiques (FDB) ne saurait donner une estimation des médicaments illicites qui rentrent dans le pays, mais se dit dépendant du public et de ses service de surveillance post-marché des produits pharmaceutiques présents sur l’ensemble du territoire, pour lui fournir de l’information sur le commerce de faux produits pharmaceutiques en vue des actions à mener. Les seuls points d’entrée autorisés pour les produits pharmaceutiques à savoir l’Aéroport International Kotoka et le Port maritime de Tema continuent d’être utilisés par des importateurs de faux produits pharmaceutiques.

“Une fois que le certificat à l’égard des importations est approuvé et que les scanners aux points d’entrée montrent que les produits indiqués sur le document correspondent à ce qui est enregistré par le scanner, on y peut plus rien; on ne vérifie pas les numéros de lot,” a déclaré un fonctionnaire de la FDB à notre journal.

“Normalement, quelques produits pharmaceutiques déclarés sur le document d’importation sont placés dessus et les faux produits sont cachés dessous” a-t-il affirmé.

Parmi les grands coupables de l’importation de faux médicaments, des individus et des sociétés inscrites sur le Registre des sociétés qui commercent en “marchandises diverses ».  Ils dissimulent des faux médicaments parmi leurs produits importés, une pratique qui, selon les responsables des douanes et de la  FDB affectés aux points d’entrées du pays, est fort difficile à détecter.

Des enquêtes menées par ce reporter, grâce au soutien du programme PAIR, ont révélé qu’il existe plus de 10 points d’entrées illégales le long de la frontière de l’est du pays, dont la majorité se trouve dans la Région Volta – qui sont utilisés par les contrebandiers de faux produits pharmaceutiques fabriqués en Asie du Sud Est et obtenus à travers le Nigeria et le Togo.
La voie  Accra-Aflao est devenue le canal par lequel transitent les faux médicaments vers les  centres urbains.

Cette opération clandestine se poursuit souvent avec des groupes organisés de contrebandiers qui transportent les médicaments et les matériaux de conditionnement séparément vers Accra, la capitale, Takoradi dans la région de l’Ouest, ou Kumasi, la capitale de la Région  Ashanti.

A  Accra, les faux médicaments  sont stockés dans des magasins au centre-ville, où ils sont reconditionnés (remis en carton) nuitamment par un groupe de personnes qui travaillent avec « l’importateur » de ces produits de contrebande. Ils sont vendus en gros à des vendeurs de produits chimiques, des distributeurs et des vendeurs en détail qui cherchent à réduire les coûts et optimiser les gains.

Les produits et médicaments grand public (PGP) — paracétamol, aspirine, vitamines, médicaments antipaludéens, antibiotiques, aphrodisiaques – sont les lignes qui rapportent gros pour la plupart des importateurs et contrebandiers de faux médicaments. Cela parce que les PGP ont une large clientèle, et sont souvent vendus sans ordonnance d’un médecin. Il s’agit aussi de produits à circulation rapide.

Outre le peu de scrupule manifesté par les producteurs quant aux effets négatifs de ce commerce sur l’industrie pharmaceutique, le danger que représentent les faux médicaments est avant tout envers l’individu. Utiliser sciemment ou inconsciemment  des faux médicaments est la pire façon de guérir une maladie. Bien qu’il soit difficile d’obtenir les statistiques globales, il a été signalé des effets négatifs sur la santé de l’utilisation de faux médicaments.

Pour venir à bout du commerce illicite de faux médicaments au  Ghana, il conviendrait de mobiliser les efforts de tous les acteurs et renforcer les pouvoirs de l’Office de vérification des aliments et produits pharmaceutiques.

Par Dominick Andoh

Publié 4 april 2012 dans Buisness and Financial times.

Lire l’article en anglais et les histoires qui ont suivi Killer boom and follow up stories

Ghana: Il manque GHC 65,500.00 au COTVET

Le service de la comptabilité de la Direction de l’enseignement et la formation professionnel (COTVET) a eu beaucoup de mal à expliquer les circonstances dans lesquelles son Directeur Exécutif a déboursé la somme de GHC 65,500.00. Ceci a donné lieu à la méfiance parmi quelques membres du personnel ou encore le grand public.

Par Kelvin Nana Adu

Publié 27 mars 2012 dans The Heritage

Lire l’article en anglais GHC 65,500.00 Unaccounted for at COTVET

Ont dort?

Par Ekow Essabra-Mensah

Resumé: Le grand afflux d’immigrés chinois vers le secteur de l’exploitation minière artisanale au Ghana, secteur auparavant réservé aux Ghanéens, est maintenant devenu une crise nationale. Mais il existe des preuves – confirmées par des militants – que des opérateurs chinois contrôlent de façon illégales les opérations d’exploitation minière artisanales dans l’ombre, et généralement par un intermédiaire local.

Les lois du pays stipulent que les sociétés étrangères ne sont autorisées à s’engager que dans des grandes opérations d’exploitations minières à ciel ouvert.

Selon les données de l’immigration, 30,000 Chinois environ résident et travaillent au Ghana actuellement.

Cette évolution des choses étant devenue une crise nationale, la mise en place d’un groupe d’action national s’est imposée. Celui-ci est composé de la Sécurité nationale, le Service ghanéen de l’immigration, la Commission des ressources minérales, les Chefs traditionnels et les Maires et  Administrateurs  délégués des localités ou se réalisent l’exploitation minière. Mission lui est assignée de surveiller la situation et de l’endiguer aussi rapidement possible.

“Nous collaborons avec les agences de sécurité, mais en plus de cela nous collaborons aussi avec les autorités locales et les Assemblées [N d T: de District] car ce sont elles  les principales intéressées, le problème étant devenu une préoccupation nationale”,  nous a  déclaré  Dr. Benjamin Aryee, Directeur Général de la Commission des Ressources Minérales, lors d’une investigation appuyée par PAIR.

Il a noté que les chinois sont un peu partout, et cela représente actuellement un défi pour le  service de l’immigration.

« Quelques-uns ont été arrêtés et déportés, mais c’est l’ampleur même de la chose qui pose  problème », a affirmé Aryee.

Le Sous-Préfet de Police,  Dr. Peter Wiredu, Directeur du Service ghanéen de l’Immigration (GIS), a révélé que plus de 70 miniers illégaux chinois ont été arrêtés l’année dernière dans la région de l’Ouest.

Une étude menée récemment par WACAM (la Population Wassa affectée par l’exploitation minière)  a montré qu’environ 120 Chinois résidaient et travaillaient à Dikoto, un village près de  Wassa Akropong et trois villages avoisinants dans la région de l’Ouest;  juste l’une des zones des activités dont la légitimité est difficile à vérifier.

Les chefs traditionnels, les fonctionnaires de l’Etat et les leaders d’opinion de la communauté ont tous confirmé les activités de ces immigrés chinois dans le secteur de l’exploitation minière artisanale.

« La situation est actuellement un grand défi », a déploré, Peter Kofi Owusu-Ashia Junior, Administrateur Chef Délégué de Denkyira de l’Extrême Est.
« Nous avons essayé de les faire partir, mais nos tentatives ont été voué à l’échec. Nous avons traduit 19 parmi eux devant la justice, mais après une semaine seulement ils sont revenus en un plus grand nombre et maintenant il est difficile de les maîtriser.  Nous sommes débordés », a-t-il affirmé.

Publié le 19 mars 2012 dans Buisness and Financial Times.

Lire l’article en anglais Are we sleeping?