Les conditions de protection des prostituées face aux risques des IST/VIH-SIDA

Le métier de prostitution gagne du terrain dans la capitale togolaise, Lomé et ses banlieues ; par conséquent le risque de contamination des IST (Infection Sexuellement Transmissible) et du VIH/SIDA devient grand. L’enquête intitulée «Les conditions de protection des prostituées face aux risques des IST/VIH-SIDA » est un reportage qui décrit les conditions dans lesquelles les prostituées de Lomé et ses banlieues exercent leur métier de fille de joie par rapport aux mesures de protection contre les IST et VIH/SIDA.

A Lomé et ses environs, les zones de grande ambiance des quartiers de Dékon, Palm beach, Bè, Adidogomé, Agoè et Baguida sont envahies par les prostituées toutes les nuits. Les marchés de sexe se créent à tous les coins de rue. Ainsi, on note 200 sites de prostitution et 8000 prostituées à Lomé et ses environs.

Il s’agit des filles qui s’habillent à moitié le corps et abordent aisément les hommes qu’elles rencontrent pour leur proposer une partie de plaisir sexuel. Et ceci, contre une somme variable entre 2000 et 7000 ou entre 15000 et 20000 francs Cfa, s’il s’agit de la nuit entière.

La question principale reste de savoir comment les travailleuses de sexe ciblées dans ce reportage se protègent-elles ? Au total, trois conditions de protection ont été citées par les filles interrogées lors de cette enquête. Il s’agit du port du préservatif masculin, des mesures d’hygiènes et le dépistage au VIH/SIDA. La plupart des prostituées rencontrées ont avouées que le préservatif masculin demeure leur moyen de protection de prédilection. Cependant, elles prennent en compte des mesures d’hygiène devant les aider à réduire le risque des infections sexuellement transmissibles. Elles citent à cet effet, des toilettes intimes avec des produits traditionnels. Le test de dépistage au VIH/SIDA constitue pour ces filles, une mesure de contrôle de santé.
Mais la protection n’est pas toujours possible dans tous les cas. Certaines filles acceptent les propositions de coucher sans protection par rapport au prix payé par le client.

Pour finir, il faut noter que des institutions de l’Etat togolais et des organisations de la société civile initient des programmes de sensibilisation et de conseil à l’égard des travailleuses de sexe de Lomé et ses banlieues.

Par Elikplim Goka-Adokanu
Diffusé 1er Février 2013 à la radio Métropolys-Lomé.

Ecouter l’émission Les conditions de protection des prostituées face aux risques des IST/VIH-SIDA.